Création
2026
« The beauty that falls »
Giorgio Agamben à propos d’une œuvre du peintre Cy Twombly
En préambule, ce leitmotiv pour cette pièce dans laquelle nous travaillons avec les notions de grâce et de romantisme, dans une réflexion sur la puissance d’expression du corps dansant. Répondre à la brutalité du monde par ces formes de beauté et de liberté.
BURNING THE DAYS est une plongée au cœur de la matière dansée, sonore et lumineuse. J’y poursuis ma recherche (initiée dans WILDER SHORES, et EMPIRE OF FLORA, créations Festival Montpellier Danse 2022 et 2024) sur la déconstruction et la mise en relation des vocabulaires de mouvement issus de différentes danses, afin de créer une chorégraphie libérée de hiérarchies artistiques et historiques.
Pour ce trio, les interprètes revisitent les vocabulaires et formes de la danse classique et néoclassique, – vocabulaires inscrits dans la mémoire physique de leur corps, et souvent associés à la grâce et au romantisme dans notre imaginaire occidental.
Extraire ce vocabulaire de son contexte initial et le relier à d’autres vocabulaires issus de la danse jazz, moderne, post-moderne et actuelle, pour un foisonnement de mouvement et de manières de faire. Déconstruire et transformer ces formes pour une chorégraphie empreinte de liberté créative.
En puisant dans ce passé de la danse, BURNING THE DAYS travaille sur notre mémoire et notre histoire. Un passé qui constitue une force, à condition de s’en servir pour un renouvellement. Dire l’art comme nécessité aujourd’hui.
Je souhaite que BURNING THE DAYS soit irrigué de puissance énergétique élémentaire et de poésie, dans une simplicité des moyens au service de la danse et au service des interprètes qui lui donnent vie. Une ode à la puissance de la matière dansée, à la liberté et la beauté du geste chorégraphique.
Michèle Murray
